Annexe:Rectifications orthographiques du français en 1990
Modèle:Wikilien alternatif2 Modèle:Wikilien alternatif2 Les rectifications orthographiques ont pour origine un rapport du Conseil supérieur français de la langue française, approuvé par l’Académie française le 3 mai 1990 sur ses principes généraux Modèle:Incise, mais non sur le projet lui-même dont le texte était en cours d’élaboration. Ce n’est que lorsque le rapport du Conseil supérieur a été publié au journal officiel, le 6 décembre 1990, que les académiciens ont pu en prendre connaissance et en débattre. « Et le débat fut d’une grande vivacité. L’Académie dans son ensemble a marqué son désaccord avec ce texte », comme le rappelle son secrétaire perpétuel, Hélène Carrère d’EncausseModèle:R.
Elles ont pour objectif de rectifier l’orthographe de certains mots, sans pour autant être une réforme. Elles veulent notamment permettre de lever l’ambigüité de la signification ou de la prononciation de certains mots (voir mangeüre, ambigüité, etc.).
Vous trouverez sur cette page quelques précisions sur l’usage ou la portée des formes nouvelles, les règles des rectifications, suivies d’une liste des mots réformés (liste de plus de Modèle:Unité). En bas de page, des liens externes vous permettront d’obtenir des renseignements plus détaillés.
Pour désigner les orthographes encore autorisées qui ne tiennent pas compte des rectifications de 1990, le Wiktionnaire utilise la locution « orthographe traditionnelle ».
Usage de la rectification
Dans la vie courante
La nouvelle orthographe a été adoptée comme la référence dans l’enseignement français et belge, mais en pratique, il est courant aujourd’hui en France que seule l’orthographe traditionnelle soit enseignée (en 2011). Les correcteurs des examens français doivent obligatoirement accepter les deux orthographes (traditionnelle et nouvelle) sauf pour le concours d’orthophoniste de Strasbourg où sont prises en compte les rectifications orthographiques du français de 1990. Modèle:Refnec
Dans le Wiktionnaire
Les graphies « rectifiées » autant que les traditionnelles ont droit à un article. Voyez la page sur les différentes orthographes d’un même terme pour les détails.
Rectifications
Numéraux composés
Les numéraux composés sont systématiquement unis par des traits d’union (alors qu’ils ne l’étaient auparavant que pour les nombres ou groupements de chiffres inférieurs à cent, comme trente-deux ou quatre-vingts).
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| cent vingt et un | cent-vingt-et-un |
| trois cent trente-deux mille cinq cent un | trois-cent-trente-deux-mille-cinq-cent-un |
Le cas des noms
Pour ce qui est de million, milliard, etc., l’Académie française précise sur une page de leur site Internet qu’étant des noms, ils ne sont pas plus concernés par cette rectification que le serait millier. En outre, dans le rapport présentant les rectifications de 1990, paru dans le Modèle:W, il est précisé : « on lie par des traits d’union les numéraux formant un nombre complexe ». Les noms comme million ne semblent donc pas concernés, contrairement à mille, qui est un adjectif numéral.
Cependant, cette apparente ambigüité a donné lieu à une interprétation différente rendant possible l’ajout de traits d’union autour des noms composant un nombre complexe. Ainsi, de nombreuses sources influentes partent de ce principe, notamment l’Modèle:W[1] qui précise : « Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union, y compris ceux formés avec million, milliard, trillion, etc. (exemples : trente-et-un-mille-huit-cent-vingt-deux, deux-millions-sept-cent-mille, cent-deuxième, deux-cents quarts). »[2]
Enfin, de nombreuses sources préfèrent taire cette précision, pouvant rendre la règle difficile à définir clairement.
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe (Académie française) |
Nouvelle orthographe (Office québécois) |
|---|---|---|
| vingt et un millions quatre mille | vingt-et-un millions quatre-mille | vingt-et-un-millions-quatre-mille |
Note
On distingue par exemple de cette manière :
- quarante-et-un tiers
- quaranteModèle:SurlignéetModèle:Surlignéun tiers
- soixante-et-onze demis
- soixanteModèle:SurlignéetModèle:Surlignéonze demis
- quatre-vingt-deux-mille-centModèle:Surlignévingt-septièmes
- quatre-vingt-deux-milleModèle:Surlignécent-vingt-septièmes
Pluriels de mots composés
Dans les noms composés du type :
- pèse-lettre (verbe + nom, complément d’objet direct du verbe) ;
- sans-abri (préposition + nom).
Le second élément prend la marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel, ou la perd lorsqu’il est au singulier. L’orthographe traditionnelle a tendance à considérer ces mots comme invariables, bien que dans de nombreux cas il y ait hésitation entre le pluriel régulier et le pluriel invariable.
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| un(e) après-midi, des après-midi (invariable) |
un(e) après-midi, des après-midis |
| un ramasse-miettes, des ramasse-miettes (invariable) |
un ramasse-miette, des ramasse-miettes |
| un presse-étoffe, des presse-étoffe (invariable) ou des presse-étoffes (régulier) |
un presse-étoffe, des presse-étoffes |
Il y a quelques exceptions, pour lesquelles le second terme contient un article (exemple : trompe-la-mort) ou bien est un nom propre (exemple : prie-Dieu).
Mots empruntés à d’autres langues
Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français. Dans les deux cas, l’orthographe traditionnelle hésitait souvent, acceptant les deux formes ; la rectification tranche. Ceci n’est pas, à strictement parler, une réforme orthographique mais grammaticale (au moins dans les cas où les deux pluriels sont prononcés différemment).
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| un match, des matches |
un match, des matchs |
| un allegro, des allegros |
un allégro, des allégros |
| un pianissimo, des pianissimi |
un pianissimo, des pianissimos |
| un maximum, des maxima |
un maximum, des maximums |
| un scénario[3] / scenario[4], des scénarios[3] / scenarii[4] |
un scénario, des scénarios |
| un rugbyman, des rugbymen |
un rugbyman, des rugbymans |
| un shunga, des shunga |
un shunga, des shungas |
| un land, des länder |
un land, des lands |
| un lied, des lieder |
un lied, des lieds |
Mots soudés
Certains mots sont soudés :
- les mots constitués avec les préfixes Modèle:Lien, Modèle:Lien, basse-, haute-, etc. ;
- les onomatopées ;
- les mots d’origine étrangère ;
- les mots composés avec des éléments « savantsModèle:Préciser », comme oxydoréduction (et non plus oxydo-réduction). Ce sont des suffixes en Modèle:Lien, qui peuvent souvent survenir plusieurs fois dans certains composés, comme par exemple otorhinolaryngologie. Conseil supérieur de la langue française, Les Rectifications de l’orthographe (1990) : Lorsque le mot composé contient un élément savant, il est généralement soudé (exemple : narcothérapie) ou, moins souvent, il prend le trait d’union (exemple : narco-dollar). Si les deux éléments sont savants, la soudure est obligatoire (exemple : narcolepsie).
Cette règle de soudure ne s’impose pas aux mots composés librement par une relation de coordination entre deux termes de nature similaire, tels que ceux composés à l’aide de préfixes toponymiques, glossonymiques ou ethnonymiques comme afro-, anglo-, américano-, belgo-, franco-, indo-, etc., avant un autre terme du même genre. Par exemple, les relations franco-allemandes (relations bilatérales françaises et allemandes) ou les métaux cupro-ferreux (métaux cuivreux ou ferreux). Mais on consacre l’usage de ferronickel (alliage composé des deux métaux, avec des propriétés spécifiques) et autres composés du genre.
Cependant, on évitera les soudures mettant en présence deux lettres qui risqueraient de susciter des prononciations défectueuses ou des difficultés de lecture. Ce risque est présent avec les quatre paires de lettres Modèle:Graphie et Modèle:Graphie (auto-immune), Modèle:Graphie et Modèle:Graphie (para-infectieux), Modèle:Graphie et Modèle:Graphie (génito-urinaire), Modèle:Graphie et Modèle:Graphie (extra-utérin). La terminologie scientifique préfère parfois le tréma au trait d’union (radioïsotope, sur le modèle de coïncidence). On peut conserver le trait d’union en cas de contact entre deux voyelles (contre-attaque ou contrattaque avec élision comme dans contrordre). Dans le cas de mots formés de plus de deux composants, le recours éventuel au trait d’union est possible.
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| contre-pied | contrepied |
| entre-temps | entretemps |
| tic-tac | tictac |
| week-end | weekend |
| agro-alimentaire | agroalimentaire |
Accent grave au lieu de l’accent aigu
L’accent grave est utilisé à la place de l’accent aigu pour régulariser l’orthographe de certains mots, ainsi que pour le futur et le conditionnel des verbes qui suivent le modèle de conjugaison de céder. Cette dernière décision ne fait que répéter celle de 1976 (Arrêté Haby du 28 décembre 1976, Liste des tolérances grammaticales ou orthographiques, Journal officiel du 9 février 1977), qui avait été rejetée par Grevisse et Hanse, mais adoptée par Séguin [1].
La règle est : devant une syllabe contenant un e muet, on écrit Modèle:Graphie et non Modèle:Graphie.
Exceptions :
- les préfixes dé- et pré- (dégeler, prévenir, etc.) ;
- les Modèle:Graphie initiaux (échelon, édredon, élever, etc.) ;
- médecin et médecine ;
- certains composés comme :
- télé/spectateur (contrairement à téles/cope),
- pré/scolaire (contrairement à pres/crire),
- dé/stabiliser (contrairement à des/tituer),
- etc.
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| événement | évènement |
| je céderais | je cèderais |
| réglementaire | règlementaire |
Accent circonflexe
On ne met plus d’accent circonflexe sur Modèle:Graphie ni Modèle:Graphie. On le conserve cependant dans les terminaisons verbales du passé simple et du subjonctif ainsi qu’en cas d’ambigüité. On garde les accents circonflexes sur les Modèle:Graphie, les Modèle:Graphie et les Modèle:Graphie (par exemple : pâle, pêle-mêle, pôle).
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| abîme | abime |
| aîné | ainé |
| août | aout |
| boîte | boite |
| brûler | bruler |
| bûche | buche |
| goûter | gouter |
| maître | maitre |
| paraître | paraitre |
| piqûre | piqure |
| rafraîchissement | rafraichissement |
On garde : nous fûmes, etc. (passé simple), qu’il fût, etc. (subjonctif), dû (participe passé de devoir) pour éviter la confusion avec du, et jeûne pour éviter l’homographie avec jeune.
Les adjectifs mûr et sûr suivent maintenant la règle des participes passés (dû, mû) et perdent le circonflexe aux genres et nombres autres que le masculin singulier, au prix d’homographies qui n’existaient pas auparavant (par ex. mûr, mure, mures, murs ; sûr, sure, sures, surs).
Autre exception : les noms propres et leurs adjectifs dérivés gardent leur accent circonflexe sur le Modèle:Graphie et le Modèle:Graphie. Exemples : Benoît, Brûlain, Brûlinois, brûlinois, Nîmes, Nîmois, nîmois, Île-de-France, Îles du Pacifique, etc.
Tréma
Dans les suites : -güe- et -güi-, le tréma est déplacé sur le Modèle:Graphie. Il est en revanche ajouté dans quelques mots.
Cette décision reprend les rectifications proposées par l’Académie française en 1975 puis retirées en 1987. L’Académie avait alors proposé de placer le tréma sur les voyelles Modèle:Graphie, Modèle:Graphie, Modèle:Graphie, « dont il commande la prononciation » : aigüe, contigüe, ambigüe, ambigüité, cigüe, exigüe, argüer, gageüre, mangeüre, vergeüre. La proposition est plus ancienne encore, comme en fait foi cette citation : Modèle:Citation bloc La suggestion d’utiliser Modèle:Graphie est intéressante mais est restée sans suite. Par le passé, on a cherché à utiliser le Modèle:Graphie de la même façon (déjà en usage pour des mots comme caqûre, craqûre, criqûre, encoqûre, piqûre et leurs dérivés), pour les mêmes raisons : Modèle:Citation bloc
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe | Prononciation |
|---|---|---|
| aiguë | aigüe | Modèle:Pron, Modèle:Pron |
| ambiguïté | ambigüité | Modèle:Pron |
On ajoute le tréma dans les mots suivants (et leurs composés, dans le cas de vergeüre) :
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe | Prononciation |
|---|---|---|
| arguer | argüer | Modèle:Pron |
| bringeure | bringeüre | Modèle:Pron |
| chargeure | chargeüre | Modèle:Pron |
| égrugeure | égrugeüre | Modèle:Pron |
| gageure | gageüre | Modèle:Pron |
| mangeure | mangeüre | Modèle:Pron |
| plingeure | plingeüre | Modèle:Pron |
| rongeure | rongeüre | Modèle:Pron |
| vergeure | vergeüre | Modèle:Pron |
Verbes en -eler et -eter
Les adverbes et substantifs dérivés en -ment suivent les verbes correspondants.
Exceptions :
- appeler, rappeler, interpeler ;
- jeter et les verbes de sa famille.
Cette décision reprend à peu de choses près les rectifications proposées par l’Académie française en 1975 puis retirées en 1987. L’Académie avait alors proposé d’adopter l’accentuation de Modèle:Graphie du radical dans tous les cas : je ruissèle, j’étiquète, j’appèle, je jète. On constate qu’à la fin du Modèle:Siècle2 siècle l’opinion de plusieurs grammairiens abondait dans le sens opposé : Modèle:Citation bloc
Enfin, on remarquera aussi que cette décision obscurcit le lien étymologique entre certaines paires de verbes et de noms (par ex. aileter/ailette, banqueter/banquette, briqueter/briquette, claqueter/claquette, échiqueter/échiquette, fleureter/fleurette, galeter/galette, langueter/languette, moleter/molette, pinceter/pincette, sauveter/sauvette, trompeter/trompette, vigneter/vignette, etc.).
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
|
j’amoncelle |
j’amoncèle |
| amoncellement | amoncèlement |
Mots en -illier et en -illière
Les mots anciennement en -illier et -illière perdent le Modèle:Graphie qui suit les deux Modèle:Graphie car il ne s’entend pas. Cependant, on conserve le suffixe -ier dans les noms d’arbres et de végétaux (ex. : cochenillier, frutillier, groseillier, vanillier), par analogie avec pommier, prunierModèle:R, etc.
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| joaillier | joailler |
| marguillier | marguiller |
| quincaillier | quincailler |
| serpillière | serpillère |
Mots en -olle et en -otter
Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple.
Exceptions :
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| corolle | corole |
| frisotter | frisoter |
| mangeotter | mangeoter |
Participe passé de laisser suivi d’un infinitif
Comme celui de faire, le participe passé de laisser suivi d’un infinitif est invariable.
| Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
|---|---|
| elle s’est laissée maigrir | elle s’est laissé maigrir |
| je les ai laissés partir | je les ai laissé partir |
Autres rectifications
D’autres rectifications ont été faites sur des mots dont la graphie est parfois aberrante, voire illogique. Par exemple : on écrivait battre, combattre, combattant, mais combatif et combativité. Les rectifications recommandent d’écrire combattif et combattivité.
L’Académie française avait proposé une série de rectifications semblables en 1975, retirées en 1987 :
- Accent aigu : asséner, bélître, bésicles, chébec, démiurge, gélinotte, phylloxéra, recépage, recépée, recéper, sénescence, sénestre.
- Accent grave : affèterie, allègement, allègrement, empiètement, évènement, règlementaire, règlementairement, règlementation, règlementer.
- Autres anomalies : appâts (dans tous les sens), bonhommie, boursouffler, boursoufflure, cahutte, charriot, chausse-trappe, combattif, combattivité, crâniologie, cuisseau (au lieu de cuissot), déciller, dessoûler, embattre, encâblure, encognure, imbécilité, innommé, levreau (au lieu de levraut), ognon, persifflage, persiffler, persiffleur, prud’hommie, relai, sottie, ventail.
Tableau récapitulatif
| Objet | Nouvelles règles et exceptions | Ancienne orthographe | Nouvelle orthographe |
| Numéraux composés | Prennent un trait d’union entre tous les numéraux. | cent vingt et un, quatre cent trentièmes | cent-vingt-et-un, quatre-cent-trentièmes (ou quatre cent-trentièmes) |
| Mots soudés | Sont soudés les mots formés avec des préfixes (1), les onomatopées (2), les mots d’origine latine (3) ou étrangère (4), les mots composés avec des éléments savants (5). | contre-pied (1), tic-tac (2), ex-voto (3), week-end (4), intra-oculaire (5) | contrepied (1), tictac (2), exvoto (3), weekend (4), intraoculaire (5) |
| Pluriel des noms composés avec trait d’union | Dans ces noms composés : (verbe + nom, complément d’objet direct du verbe) et (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel lorsque le mot est au pluriel, ou la perd lorsqu’il est au singulier. Exceptions : le second terme contient un article (trompe-la-mort) ou est un nom propre (prie-Dieu). | des abat-jour, des sans-abri, un ramasse-miettes | des abat-jours, des sans-abris, un ramasse-miette |
| Accent grave au lieu de l’accent aigu | Devant une syllabe contenant un Modèle:Graphie muet, on écrit Modèle:Graphie et non Modèle:Graphie, y compris dans les inversions interrogatives (puissè-je). Exceptions : le Modèle:Graphie initial (élever, sauf ère), les préfixes dé- et pré-, médecin et médecine. Contrexception : èglefin. | je céderais, réglementation, puissé-je | je cèderais, règlementation, puissè-je |
| Accent circonflexe | On ne met plus d’accent circonflexe sur Modèle:Graphie ni Modèle:Graphie. Exceptions : terminaisons verbales du passé simple et du subjonctif, en cas d’ambiguïté (dû / du, jeûne / jeune) et noms propres et leurs adjectifs dérivés (Nîmes, nîmois). | boîte, bûche | boite, buche |
| Accent circonflexe de mûr et sûr | Suivent maintenant la règle des participes passés (dû, mû) et perdent le circonflexe aux genres et nombres autres que le masculin singulier.
L’Académie française conserve le circonflexe à sûrs, sûre et sûres, car il existe l’adjectif sur (qui a un gout acide et un peu aigre). |
mûrs, mûre, mûres | murs, mure, mures |
| Tréma | Dans les suites -guë- et -guï-, le tréma est déplacé sur le Modèle:Graphie (Modèle:Graphie) (1) ; il est ajouté dans quelques mots (2). | aiguë, ambiguïté, arguer, gageure, rongeure | aigüe, ambigüité (1) ; argüer, gageüre, rongeüre (2) |
| Verbes en -eler et -eter | Se conjuguent sur le modèle de peler et acheter (je pèle, j’achète) ; les mots dérivant en -ment suivent la règle. Exceptions : appeler et jeter (et verbes de la même famille). | il amoncelle, amoncellement | il amoncèle, amoncèlement |
| Mots en -olle et -otter | S’écrivent avec une consonne simple. Exceptions : colle, folle, molle et mots de même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte). | corolle, frisotter | corole, frisoter |
| Mots en -illier et -illière | Le Modèle:Graphie suivant Modèle:Graphie ne s’entendant pas, il est supprimé dans joaillier, marguillier, quincaillier et serpillière. | joaillier, serpillière | joailler, serpillère |
| Laissé suivi d’un infinitif | Laissé est invariable (comme fait suivi d’un infinitif). | elle s’est laissée aller, je les ai laissés partir | elle s’est laissé aller, je les ai laissé partir |
| Pluriel de mots étrangers empruntés | Pluriel « à la française ». | rugbymen, lieder, matches, scenarii[4], maxima | rugbymans, lieds, matchs, scénarios, maximums |
Liste de mots rectifiés
Cette liste, qui se veut la plus complète possible, renvoie chaque mot à sa rectification :
- [1] Numéraux composés
- [2] Pluriels de mots composés
- [3] Mots empruntés à d’autres langues
- [4] Mots soudés
- [5] Accent grave au lieu de l’accent aigu
- [6] Accent circonflexe
- [7] Tréma
- [8] Verbes en -eler et -eter
- [9] Mots en -illier et en -illière
- [10] Mots en -olle et en -otter
- [11] Participe passé de laisser suivi d’un infinitif
- [12] Autres rectifications
Modèle:Note Certaines de ces graphies « nouvelles » (du pluriel des noms composés notamment) étaient déjà mentionnées dans des dictionnaires autres que ceux de l’Académie ou du TLF (par exemple Grollier ou Hachette), avant cette réforme : cela ne change pas le fait que les « anciennes » graphies restent non fautives au regard de cette réforme. Modèle:/A Modèle:/B Modèle:/C Modèle:/D Modèle:/E Modèle:/F Modèle:/G Modèle:/H Modèle:/I Modèle:/J Modèle:/K Modèle:/L Modèle:/M Modèle:/N Modèle:/O Modèle:/P Modèle:/Q Modèle:/R Modèle:/S Modèle:/T Modèle:/U Modèle:/V Modèle:/W Modèle:/X Modèle:/Y Modèle:/Z
Références
- ↑ https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/23494/la-typographie/nombres/ecriture-des-determinants-numeraux#c74484
- ↑ https://vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca/23163/lorthographe/rectifications-de-lorthographe/rectifications-liees-au-trait-dunion-et-soudure/rectifications-liees-aux-numeraux-composes
- ↑ 3,0 et 3,1 Forme usuelle, pré-1990.
- ↑ 4,0 4,1 et 4,2 Rare forme savante, pré-1990.
Voir aussi
Liens externes
- Publication dans le Journal officiel du 6 décembre 1990
- Association pour l’application des recommandations orthographiques (APARO)
- Centre collégial de développement de matériel didactique : orthographe rectifiée
- Article sur les rectifications orthographiques et sur le rapport du Conseil supérieur de la langue française sur ces rectifications sur Wikipédia
- Réseau pour la nouvelle orthographe du français (RENOUVO)
- Mots concernés par les recommandations orthographiques (RENOUVO)
- Le Millepatte sur un nénufar : vadémécum de l’orthographe recommandée, Réseau pour la nouvelle orthographe du français, 2005
- Airoé : Association pour l’information et la recherche sur les orthographes et les systèmes d’écriture, Les projets de réforme du Modèle:Siècle2 siècle (lien défunt)
- Orthographes recommandées par le Conseil supérieur de la langue française (lien défunt)
- orthographe-recommandee.info
el:Annexe:Rectifications orthographiques du français en 1990 en:Appendix:French spelling reforms of 1990